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La veilleuse

La veilleuse est née d’une présence lumineuse : celle de ma grand-mère, Lucile, qui continue de veiller. Dans cette série exposée, j’avance lentement, comme on marche dans un souvenir, un pas après l'autre. 
 

Les tirages réalisés par Philippe — sur papier mat, métallisé ou métal brossé — accueillent la lumière telle qu’elle se dépose : parfois franche, parfois retenue, toujours délicate.

Chaque surface a été pensée méticuleusement, guidée par la sensation du retoucheur en écho à l’émotion de la photographie - à mon regard. Attentives, nos sensibilités se sont rencontrées, transformant la photo en langage. 
 

La photographie respire, s’exprime, vous invite à la contempler sans bruit ou à dialoguer avec elle, lui révélant ce que vous portez de plus intime. Je vous invite à converser intérieurement, et si vous le désirez, à partager votre ressenti.
 

La veilleuse, c’est montrer ce qui demeure : des fragments tenaces, cueillis au bord du cœur, qui glissent entre les traces du vivant. Je recueille ce qui reste, ce qui persiste quand les mots se retirent. Les souvenirs se déposent délicatement autour de nous ; ils sont visibles pour celui qui y prête attention.
 

La lumière circule, humble et patiente, cherchant sa place dans les interstices de la mémoire, tissant un récit intérieur que l’on porte en secret. Je peins avec elle, par touches sensibles et nuancées. Rien n’est appuyé. Tout est suggéré.
 

Ces images ne sont peut-être pas vos souvenirs, pourtant elles ouvrent un espace où chacun peut reconnaître une présence aimée, une douceur qui revient, un souvenir qui fait sourire ou qui émeut.
 

 

Chaque photographie est une veilleuse : une flamme naissante ou incandescente. Elle éclaire sans insister, laisse une chaleur discrète et garde en vie ce qui continue de briller.
Que la lumière de cette veilleuse effleure doucement le cœur des visiteurs qui la contemplent.
 

Focus sur cette première exposition qui lève le voile sur ce projet qui appelle à la rêverie :

Il y a, dans ces photos, une présence qu’on reconnaît sans savoir pourquoi. Une sérénité, un geste vif, bref, juste assez pour sentir que rien n’est tout à fait parti. La rêverie revient par bribes. Un éclat, un rai de lumière, une symphonie qui parle plus que les mots, un fil invisible entre ceux qui restent et ceux qui manquent. Parfois on croit que tout s’est éteint, et pourtant… un élément vous revient, léger, familier, comme pour dire que rien n’est vraiment perdu. Ici, on laisse venir. On écoute avec les yeux. On se laisse traverser avec le cœur. Alors quelque part, tout près, ça continue d’exister.

Concernant les tirages : 

  • papier mat : rag mat pigmentaire de chez Hahnemühle (Allemagne), tirages encadrés en 50x70 cm

  • papier brillant : semi-glossy métallisé de la maison Fujifilm (Japon), tirages encadrés en 40x50 cm

  • tirages sur métal : aluminium brossé, tirages encadrés en 40x50 cm
     

Les tirages sur pigmentaire mat et sur aluminium brossé peuvent être imprimés en 40x50 ou en format plus grand, sur demande de devis.

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